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La mort et la fin de vie

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La mort et la fin de vie

Nous vous présentons ce catéchisme (ou abécédaire) sur la mort et le décès, rédigé par le Dr Ewan Goligher et le pasteur Kyle Hackmann. Avec l’avènement de l’Aide Médicale à Mourir (AMM) ou de l’euthanasie devenue légale au Canada, les chrétiens doivent réexaminer leur façon de concevoir la mort et la fin de vie. À cette fin, nous espérons que ce catéchisme vous aidera, vous et votre Église, à mieux comprendre ce que dit la Bible sur la mort et la fin de vie, d’autant plus que les critères d’admissibilité à la AMM ne cessent de s’élargir. Bientôt, la maladie mentale seule rendra une personne éligible à la AMM (17 mars 2024). Le défi pastoral sera (et est) immense. Ce catéchisme est une ressource qui vous aidera à relever ce défi.

La mort et la fin de vie : un catéchisme pour les chrétiens

Quel est votre seul réconfort dans la vie et dans la mort ? Comment les chrétiens doivent-ils considérer la mort ? Quelle est la signification de la mort ? Que sommes-nous tentés de croire concernant la mort ? Les chrétiens doivent-ils craindre la mort ? De quoi puis-je m’attendre à mourir ? Quand puis-je m’attendre à mourir ? Quand devons-nous commencer à nous préparer à la mort? Comment puis-je me préparer à bien mourir ? Quels sont les défis spirituels posés par le processus de la mort ? Comment pouvons-nous nous préparer à relever les défis spirituels du processus de...

72. La mort et la souffrance seront-elles toujours présentes?

Non. Christ reviendra, la mort sera vaincue et Dieu essuiera toutes les larmes des yeux de son peuple. « Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, il sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu. »[1]  « Celui qui atteste ces choses dit: ‘Oui, je viens bientôt.’ Amen! Viens, Seigneur Jésus! »[2]     Toutes les questions

71. Comment pouvons-nous faire face résolument à la souffrance, même si nous ne pouvons pas en être délivrés dans cette vie?

Nous pouvons supporter fermement la souffrance en nous rappelant que Christ notre Sauveur a vraiment souffert dans son corps[1] et qu’il est mort, mais qu’il est aussi ressuscité pour une vie sans fin et une gloire éternelle.[2] Même si nous endurons les souffrances du temps présent[3] et que nous attendons la rédemption de nos corps,[4] l’Esprit de Dieu, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts, nous habite maintenant[5] et scelle dans nos cœurs que nous sommes héritiers de la gloire avec Christ[6] et que Dieu est pour nous.[7] L’Esprit nous aide dans notre faiblesse;[8] la puissance de l’Esprit Saint qui...

70. La souffrance peut-elle contribuer à découvrir un véritable sens à ma vie?

La souffrance peut révéler les idoles présentes dans nos cœurs et nous conduire à la repentance ainsi qu’à un renouveau de notre dévotion envers Dieu.[1] Elle nous apprend à renoncer à notre autonomie pour dépendre de la grâce de Dieu.[2] La souffrance nous permet de ressentir l’amour de Dieu à travers la bienveillance de son peuple.[3] Elle peut nous libérer pour adorer notre Créateur et Rédempteur pour ce qu’il est, plutôt que simplement pour les dons qu’il nous accorde.[4] Lorsque notre souffrance résulte de notre loyauté envers le Christ, nous expérimentons un réconfort particulier : puisque nous partageons la souffrance...

69. La souffrance peut-elle rendre la vie inutile ?

Malgré le fait que des souffrances graves puissent nous amener à croire que la vie est dépourvue de sens, elles ne peuvent véritablement rendre la vie sans objet. Par la grâce de Dieu, elles ne peuvent finalement pas nous empêcher de rechercher notre bien suprême et notre but ultime, que ce soit dans cette vie[1] ou dans la vie à venir.[2]   Toutes les questions

68. Comment la souffrance nous incite-t-elle à renoncer à la vie ?

Lorsque la maladie et le handicap nous privent de nos espoirs et de nos rêves, nous empêchent de nous épanouir, nous causent de la douleur, menacent de nous isoler des autres, obscurcissent notre valeur et nous privent de tout espoir pour un avenir meilleur, nous pouvons alors être tentés de croire que notre vie est dénuée de sens[1] et qu’il vaudrait mieux mourir.[2]   Toutes les questions

66. Comment les chrétiens devraient-ils considérer le corps ?

Les chrétiens devraient considérer le corps comme un don merveilleux et précieux de Dieu, ainsi qu’un aspect essentiel de leur identité. Nous ne sommes pas simplement des âmes prisonnières de corps; au contraire, nous sommes à la fois corps et âme, et notre réalité corporelle est aussi fondamentale et intégrante de notre personne que notre réalité mentale et spirituelle.[1] Les chrétiens devraient se rappeler de la dignité accordée au corps humain par l’incarnation de Christ en chair humaine,[2] et par le soin dévoué au corps de Christ par ses disciples avant[3] et après sa mort.[4] Pour les chrétiens, le corps...

65. De quelle manière la mort médicalement assistée considère-t-elle le corps humain ?

La mort médicalement assistée perçoit le corps humain comme un objet que l’on utilise et que l’on rejette en fonction de nos préférences et de nos désirs. La valeur du corps se trouve uniquement dans sa capacité à satisfaire nos besoins personnels, le considérant comme un simple moyen pour atteindre un objectif. Dans cette perspective, l’aide médicale à mourir sépare le corps de l’individu, cherchant à démontrer du respect envers la personne en détruisant (et par conséquent en manquant de respect et en dévalorisant) le corps.   Toutes les questions

64. Existe-t-il des situations où il peut être justifié de mettre intentionnellement fin à la vie humaine ?

La justification de mettre délibérément fin à la vie humaine peut découler du respect envers la véritable valeur de la vie humaine et de l’objectif de protéger celle-ci. Les actes de légitime défense, la guerre juste (une forme de légitime défense) et la peine de mort (qui exprime les exigences de la justice vis-à-vis de la valeur humaine[1]) peuvent, sous des conditions appropriées, être fondés et nécessités par un profond respect envers la valeur humaine et l’image de Dieu présente en chaque individu.[2] Il est crucial de souligner que ces actions relèvent généralement des prérogatives du magistrat civil, que Dieu...

62. Sur quoi repose de manière certaine la valeur humaine ?

Le fondement certain de la valeur humaine réside dans la vérité selon laquelle nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.[1] Notre dessein initial était d’être des prêtres et des souverains sur la création et sous l’autorité de Dieu,[2] des régents divins couronnés de gloire et d’honneur au-dessus de toute la création.[3] C’est sur cette fondation que la valeur humaine est inhérente, inconditionnelle et incalculable.[4]   Toutes les questions

61. Pourquoi les êtres humains ne pourraient-ils pas être la source de leur propre valeur ?

Par nature, les êtres humains ne possèdent pas le pouvoir d’établir leur propre valeur. Toute revendication que nous pourrions faire pour affirmer notre valeur pourrait être facilement remise en question en tant qu’arbitraire et simple vœu pieux. Nous ne pouvons pas nous conférer de l’importance en proclamant simplement que nous en avons. De plus, notre fragilité, nos limites, notre dépendance envers autrui, et la fugacité de notre existence mortelle suscitent souvent des doutes quant à notre importance, nous contraignant ainsi à compter sur les autres pour nous rappeler notre valeur.   Toutes les questions

60. Quelle conséquence la décision délibérée de mettre fin à la vie d’une personne entraîne-t-elle quant à sa valeur ?

En soutenant que mettre fin délibérément à l’existence d’une personne humaine peut être bénéfique, l’euthanasie nie que la valeur de la personne soit inhérente, inconditionnelle et incalculable. Au lieu de cela, elle affirme que leur valeur, de même que celle de leur existence, est mesurable et conditionnée uniquement par leur capacité à atteindre leur épanouissement personnel, réduisant ainsi leur valeur à une question de choix individuel. Ce point de vue exige que nous nous considérions comme le fondement de notre propre valeur.   Toutes les questions

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