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Nous arrivons à la dernière de nos cinq méditations sur le combat contre les « paroles malsaines » qui sortent de nos bouches (Éphésiens 4 : 2) ou que nous rencontrons au quotidien sur les réseaux sociaux, dans nos e-mails ou messages écrits.

Voici un bref résumé des précédentes :

  1. Le péché : Nous n’avons pas besoin d’une meilleure stratégie de communication : c’est notre cœur pécheur le problème. « En effet, sa bouche exprime ce dont son cœur est plein » (Luc 6 : 45).
  2. La grâce : Jésus est « plein de grâce et de vérité » (Jean 1 : 14), mais trop souvent, nous utilisons l’excuse de la vérité pour justifier nos paroles malsaines.
  3. L’identité : Le fait de se savoir enfant de Dieu (1 Jean 3 : 1-3) nous soulage du besoin d’être admirés, acceptés, écoutés et approuvés.
  4. La gloire : Si vous êtes trop préoccupés par votre gloire personnelle, vous ne chercherez pas la gloire de Dieu et vous n’aimerez pas votre prochain comme vous-même (Luc 18 : 11-12).

Et maintenant ? Quel est le cinquième et dernier thème ? Il s’agit du chapitre final du plan de Dieu et de ce qui s’en suivra.

  1. L’éternité

Je suis persuadé que beaucoup des paroles malsaines dont nous sommes témoins et responsables dans nos échanges et nos relations résultent d’une amnésie de l’éternité.

Nous chrétiens croyons tous en la vie éternelle, mais nous ne vivons pas toujours à la lumière de l’éternité. Si toutefois nous le faisons, cela changera toute notre vision du monde.

L’éternité nous console avec une vérité merveilleuse : tout ira bien parce que Dieu restaurera toutes choses.

« ‘Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.’ Celui qui était assis sur le trône dit : ‘Voici que je fais toutes choses nouvelles.’ » (Apocalypse 21 : 4-5)

Se pourrait-il que le plus gros de ce que nous connaissons d’effrayant, d’agressif, de colérique et d’anxieux dans nos échanges et relations provienne d’une amnésie de l’éternité ? Se pourrait-il que nous ayons perdu le fil de l’histoire et oublié comment elle se terminera ?

Les pasteurs que j’accompagne m’ont dit à maintes et maintes reprises que l’impulsivité colérique qu’ils voyaient dans leurs assemblées étaient dues à la peur :

  • Et si nous perdions nos libertés ?
  • Et si ce dirigeant ne gagnait pas ?
  • Et si cette vision du genre s’imposait dans notre société ?
  • Et si cette théorie du complot était vraie ?

Des gens apeurés se rassemblent en famille, à l’église, aux élections ou utilisent les réseaux sociaux en étant sur la défensive et à cran.

Nous n’avons pas à vivre dans la panique. Nous savons qui nous sommes, de quelle grâce nous sommes au bénéfice, où Dieu nous emmènera et comment tout ceci se terminera.

Dieu vaincra et tous ses enfants célébreront cette victoire avec lui et auront leur part de la récompense !

J’ai été attristé de voir comment des chrétiens écrivent et parlent parfois sur les réseaux sociaux. C’est une contradiction troublante avec les paroles de Jésus dans Jean 13 : 35 : « C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Et même si vous n’avez pas de compte Twitter ou que vous n’avez jamais laissé un commentaire méchant sur les réseaux sociaux, nous avons tous à lutter avec des réactions mauvaises dans nos relations. Ma prière, c’est que Dieu puisse utiliser ces articles pour nous aider à nous aimer les uns les autres, tout comme Christ nous aime.

Que Dieu vous bénisse,

Paul David Tripp

POUR ALLER PLUS LOIN

  1. Quelles paroles malsaines sont sorties de votre bouche ou de vos doigts cette semaine ? À quelle occasion ? Qu’est-ce qui les a provoquées ? Qu’est-ce qui en a résulté ?
  2. De quoi avez-vous le plus peur ? Pourquoi pensez-vous que vous avez peur ? Comment cette ou ces peurs impactent-elles votre vie de tous les jours ? Comment impactent-elles vos relations ?
  3. Pourquoi la promesse de l’éternité devrait-elle nous donner confiance et soulager certaines de ces peurs ? Soyez précis et demandez au Seigneur de vous aider à déposer vos craintes à ses pieds.
  4. En dehors de vos échanges et de vos relations, dans quels domaines de votre vie avez-vous besoin de vivre davantage à la lumière de l’éternité ?
  5. En quoi la réalité de l’éternité peut-elle motiver une attitude d’évangélisation ? Quelle personne qui ne connaît pas encore le Seigneur Dieu a-t-il placée sur votre chemin ? Comment pouvez-vous discuter avec cette personne de l’éternité cette semaine ?
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