Quand nos enfants étaient petits et ne comprenaient pas grand-chose à la vie et à ses dangers, je devais souvent leur dire « non » ou « pas encore », même s’ils n’avaient pas la capacité de comprendre pourquoi.
Ils en étaient évidemment contrariés et demandaient alors : « Papa, pourquoi ? » et je leur répondais : « J’aimerais beaucoup vous aider à comprendre, mais même si vous expliquais tout, vous ne comprendriez quand même pas. »
Pour essayer de calmer leur confusion et leur frustration, je continuais par d’autres questions :
« Est-ce que papa vous aime ? »
« Est-ce que papa veut de bonnes choses pour vous ? »
« Est-ce que papa veut vous protéger ? »
Ils me répondaient oui, à contrecœur parfois. Je pouvais alors leur dire : « Faires confiance à votre père. Dites-vous que même si vous ne savez pas pourquoi j’ai dit non, vous savez que votre père vous aime et qu’il veut le meilleur pour vous. »
Le couloir sinueux
de l’histoire humaine
est jonché de
« si seulement »
« j’aurais aimé »
« j’’aurais dû »
« tu ne l’as pas fait »
« je ne le ferais jamais »
« pourquoi ? »
Un catalogue sans fin
d’efforts humains
de pleurs humains
d’espoirs humains
de rêves humains
d’attentes humaines
de tentatives humaines
pour trouver la vie
là où on ne peut la trouver.
Ce couloir
jonché
de fêlures de toutes sortes
est la preuve que nous avons besoin
d’un Sauveur.
Les humains n’ont pas été faits
pour traverser ce couloir seuls
ou pour bricoler à leur manière
la vie et ses espoirs.
Nous errons tous
à la recherche d’un Sauveur,
même si
la plupart d’entre nous ne le savent pas.
Jésus est venu
nous rejoindre
pour faire ce que nous ne pouvions pas faire
pour nous-mêmes.
Il s’est joint à nous
pour nous sauver de nous-mêmes,
nous donner la vie
et nous conduire
à la maison.
Comme vous et moi ne connaissons pas les voies de Dieu et que nous ne savons pas ce qui nous attend, nous serons toujours confrontés à la confusion, au mystère et à la surprise. Même une foi solide dans la doctrine de la souveraineté de Dieu n’aura pas raison de ces luttes spirituelles.
Il y a une limite créature/Créateur que nous ne pouvons pas franchir. Il y a des choses que Dieu n’a pas dites et qu’il ne nous dira jamais. Des mystères feront irruption dans notre vie et nous troubleront, mais nous ne pourrons pas les résoudre.
Le fait que Dieu ne nous ait pas dit tout ce que nous aimerions savoir est en réalité un signe de son amour de Père.
Pour les enfants, le repos ne consiste pas à tout comprendre, mais à faire confiance à leurs parents, qui, eux, maîtrisent tout.
C’est ce que font tous les parents qui aiment leurs enfants. Si vous passez par des difficultés financières, vous ne parlerez pas de vos inquiétudes à vos enfants, parce que vous les aimez. SI vous traversez une période difficile dans votre mariage, vous n’en ferez pas subir le poids à vos enfants, parce que vous les aimez.
Les parents qui aiment leurs enfants ne leur font pas porter des fardeaux qu’ils ne pourraient pas supporter.
Le repos du cœur est toujours personnel. La paix du cœur est toujours relationnelle. Le fait que Dieu ne nous ait pas révélé tous les détails de son plan nous montre qu’il nous aime. Il nous protège de ce que nous ne serions pas capables de gérer avec nos cœurs et nos esprits faibles.
Dieu répond à notre désir de savoir et de comprendre, non pas en nous donnant des réponses, mais en se donnant lui-même. Alors, vivez votre vie en disant : « Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas, mais je sais que mon Père maîtrise tout. »
Que Dieu vous bénisse,
Paul David Tripp
POUR ALLER PLUS LOIN
- Quand avez-vous dit « non» à quelqu’un pour la dernière fois parce que vous l’aimiez et que vous vouliez ce qu’il y a de mieux pour lui ? Pourquoi le fait de dire « oui» aurait-il été mauvaisou n’aurait-il pas été dans son intérêt ?
- Êtes-vous actuellement dans une relation dans laquelle vous devez dire « non» à l’autre personne parce que c’est la meilleure façon de l’aimer, mais où vous dites continuellement oui parce que c’est égoïstement plus facile pour vous ?
- Quelle est la dernière fois que vous avez voulu quelque chose, mais que, pour des raisons qui ne vous ont peut-être pas encore été révélées, Dieu vous a dit « non » ou « pas encore » ?Comment avez-vous réagi sur le moment ? Luttez-vous encore pour vous soumettre à la volonté de Dieu ?
- Comment Dieu a-t-il révélé son existence, sa puissance, son autorité, sa sagesse et son amour pour vous ? Comment cela vous réconforte-t-il lorsque vous êtes troublé par ce qu’il a choisi de ne pas révéler ? Soyez précis.
- Qui connaissez-vous qui a des difficultés en ce moment ? Comment pouvez-vous servir cette personne concrètement et alléger certains de ses fardeaux physiques ? Comment pouvez-vous lui apporter les vérités contenues dans la Parole de Dieu ?



















