Trouvez-vous, comme moi, le temps long pendant le confinement ?
J’ai l’impression que la plupart d’entre nous ont vécu diverses émotions au cours de ces premières semaines de confinement : la surprise voire la stupéfaction, la colère, la peur, l’angoisse, la tristesse… Lors de la première semaine, j’ai dû faire le deuil. Oui, le deuil de tous les projets que j’avais formés pour les semaines à venir.
« Le cœur de l’homme se propose sa voie, mais l’Éternel dispose ses pas » (Proverbes 16.9, version Darby), cela est tellement vrai ! Combien de fois l’Éternel Dieu a voulu me montrer qu’Il était souverain, le maître de l’univers, qu’Il tient la terre dans Ses mains, que rien ne Lui échappe !
Une phrase vient à mon esprit comme un refrain en ces instants difficiles « Les temps sont dans Sa main ! » Dieu savait d’avance que tout cela allait arriver.
Il m’a aussi rappelé que si les jours semblent longs, enfermés à la maison, pour Lui, mille ans sont comme un jour et un jour est comme mille ans (2 Pierre 3.8, Psaume 90.4). Cela veut dire que, certes, oui, le temps nous paraît long, mais cela est peu aux yeux de Dieu. Nous ne sommes confinés que pour un peu de temps au regard de l’éternité.
Voilà plusieurs semaines que je suis confinée à la maison avec mes deux enfants. Comme je suis enceinte, nous n’allons réellement pas plus loin que le bout de notre impasse. Nous sommes d’ailleurs très reconnaissants de pouvoir sortir dans le jardin et l’impasse. Nous sommes conscients que c’est une réelle grâce ! Et parfois je me dis que, oui, il y a encore un monde au bout de l’impasse ! Il y a quelque chose au-delà de cette rue… ! Je rêve de ce jour où nous pourrons enfin sortir à nouveau, explorer le monde, nous promener plus loin qu’à 1 km autour de chez nous (ce que nous ne faisons même pas). Je rêve de revoir mes amis de l’église, ma famille, de pouvoir les approcher, les serrer dans mes bras. Je rêve de liberté, de me déplacer. Je rêve de revoir la mer… Est-ce que vous aussi vous faites ce rêve ?
En rêvant ainsi, j’ai réalisé qu’il y a un rêve bien plus merveilleux, un rêve bien plus grandiose, qui sera lui aussi un jour une réalité ! Plus qu’un rêve, c’est une promesse infaillible, une assurance sûre et certaine, une espérance vivante, l’attente d’un héritage qui ne peut se détruire, ni se souiller, ni perdre son éclat. Il nous est réservé au ciel, à nous qui sommes gardés par la puissance de Dieu, par la foi. Cette issue de secours de notre triste condition actuelle est prête à nous être dévoilée, au bon moment. C’est ce qui fait notre joie, même si maintenant nous sommes, pour un peu de temps, attristés et confinés (1 Pierre 1.4-6). Ainsi, notre foi, beaucoup plus précieuse que l’or ou qu’un vaccin, aura pour résultat la louange, la gloire et l’honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra ! Nous l’aimons sans Le voir (confinés dans ce monde…), nous croyons en Lui sans Le voir encore (mais Il est allé nous préparer une place dans un monde meilleur, un monde avec Dieu, notre Père !), et nous nous réjouissons d’une joie indescriptible et glorieuse parce que nous savons que notre âme sera sauvée quoiqu’il arrive, car nous avons foi en Lui. Quel cadeau merveilleux ! Quelle grâce !
Je vous ai parlé de ce rêve de sortir du confinement, de voir la fin de cette terrible épidémie, la fin de la maladie et de la mort. Mais je voudrais vous encourager à mettre toute votre espérance dans la grâce qui nous sera apportée lorsque Jésus-Christ apparaîtra (1 Pierre 1.13). Nous sommes résidents temporaires et étrangers sur la terre (1 Pierre 2.11). Nous attendons un monde où Dieu seul régnera. Nous sommes citoyens du ciel, citoyens du royaume de Dieu. Nous attendons un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera (2 Pierre 3.13). Le Dieu de grâce nous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle. Après que nous aurons souffert un peu de temps, Il nous rétablira lui-même, nous affermira, nous fortifiera et nous rendra inébranlables. À Lui soient la gloire et la puissance pour toujours ! (1 Pierre 5.10-11)
Alors, patientons, attendons, rêvons, espérons, hâtons la venue du Seigneur Jésus ! Rêvons de ce jour où Dieu habitera avec nous, nous serons son peuple et Dieu lui-même sera avec nous. Ce jour où Dieu essuiera toute larme de nos yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, ni Covid-19. (Apocalypse 21.3-4)
Je vous invite à lire les 2 lettres de Pierre sur lesquelles je me suis appuyée pour écrire ces quelques mots.



























